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QUOS VULT PERDERE


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Benoît Hamon est socialiste. Je veux dire qu’il est vraiment socialiste. C’est son droit. C’est son affaire. Ce sont ses idées. Le Parti socialiste, quant à lui, n’a plus de socialiste que le nom. Désespérant de changer le Parti, Benoît Hamon s’est donc résolu à le quitter.
Conseillers régionaux élus en Bourgogne-Franche-Comté sous l’étiquette Front national et aujourd’hui adeptes des Patriotes, la petite entreprise concurrente fondée par Florian Philippot au sein de la branche frontiste, MM. Antoine Chudzik et Julien Acard ont mis en cause l’organisation de la campagne des législatives par leur parti. Que croyez-vous qu’il est arrivé ? Mme Sophie Montel, proche de Philippot et présidente du groupe F.N. au Conseil régional ayant refusé de sanctionner les deux insolents, c’est elle qui a été proprement débarquée de ses fonctions par Marine Le Pen en personne. Prélude probable à de prochains règlements de comptes.
Largement désavoués par le corps électoral qui s’est refusé à poursuivre le petit jeu qui avait permis depuis 1981 aux deux grands partis du système, à la fois adversaires et complices, d’alterner au pouvoir, d’y échouer tour à tour et de se remplacer l’un l’autre, on aurait pu croire que les Républicains, unis dans la défaite comme ils l’avaient été dans la prospérité, seraient d’abord soucieux de tirer les leçons de leur échec, de revenir aux sources originelles, de faire table rase d’un parti qui, s’il ne change pas, sera balayé au prochain coup de vent, et d’entamer, si difficile, si douloureux qu’elle soit, cette fameuse reconstruction, cette nécessaire refondation dont ils nous rebattent les oreilles sans jamais passer à l’acte, à l’instar de ces chœurs d’opéra qui répètent sur un air martial : « Marchons ! Marchons ! » sans bouger d’une semelle.
P.S, F.N., Républicains, ces trois partis, il y a encore un an, rassemblaient à eux trois environ 80% des suffrages. Ils sont aujourd’hui tous trois dans la tourmente, également ébranlés et fragilisés par tsunami qui a déferlé sur le paysage politique français, et jusqu’à présent également inaptes à y faire face.
Faut-il, pour la seule raison que c’est son parti, rester fidèle à un parti qui renie ses idées et n’a plus que son nom en commun avec ce qu’il fut, ou faire passer la fidélité à ses convictions avant l’attachement à une organisation ou à un chef ? Où est la trahison, où est la fidélité, chez ceux qui se satisfont d’être alors qu’ils ont perdu leur raison d’être ou chez ceux qui mettent leur idéal au-dessus des soi-disant inévitables compromissions avec le réel ? Il n’est pas d’organisme politique, religieux, auquel la question ne se pose un jour ou l’autre. Ce qui est vrai pour le P.S. est vrai pour d’autres, suivez mon regard. Quoi que l’on pense de Benoît Hamon, de ses idées, de son programme, il vient pour sa part d’y apporter la seule réponse honorable.
Quel est le crime des deux conseillers régionaux bourguignons ? Comme l’enfant du conte d’Andersen, d’avoir dit que la reine est nue, quand elle l’était. Un parti est-il une caserne ? Est-il interdit d’y dire la vérité ? La longue séquence électorale dont nous sortons tout juste a mis en évidence les insuffisances personnelles et les vices congénitaux du Front national. Marine Le Pen n’a ni les talents ni l’envergure de ses ambitions. Ce n’est pas un crime, mais c’est une faute de ne pas le reconnaître. Tant qu’elle restera à la tête de son parti, tant que celui-ci continuera à véhiculer un langage et des idées de fermeture, d’exclusion et de haine, tant qu’il ignorera les principes fondamentaux de la solidarité sociale et humaine, il restera répulsif et rédhibitoire pour une majorité de Français, il sera le meilleur alibi, et l’ultime rempart du système.
Quant aux Républicains, n’ont-ils toujours pas compris ou feignent-ils de ne pas comprendre que leurs propres électeurs, que leur propre camp, que la droite « républicaine » n’accepte plus que ce qui fut le gaullisme se soit peu à peu dégradé au fil des années pour s’abîmer dans les querelles de personnes, d’écuries, de clans, les conflits d’intérêts, les luttes de places, la sclérose et la corruption ? Il ne s’est pas écoulé deux mois depuis qu’ils en ont été punis, et ils sont déjà retombés dans leurs travers, retournés à leur vomissement. Divisés comme un ver dont les tronçons s’agiteraient encore, ils persistent à s’affronter pour des postes de ministres, de questeurs, de vice-présidents, pour des dates de congrès, pour des organigrammes, autour de tel ou tel petit chef autoproclamé. Incorrigibles.
Autant et plus que sur les qualités propres de l’intéressé, jeune, avenant, bien fait de sa personne, autant que sur une campagne menée tambour battant, autant et bien plus que sur son programme, l’irrésistible ascension d’Emmanuel Macron a bénéficié des erreurs, des divisions, des faiblesses de ses rivaux. Sans vouloir diminuer les mérites du vainqueur, on doit constater qu’ils lui ont offert sa victoire sur un plateau et que contre d’autres ennemis il n’aurait pas aussi aisément triomphé. Quos vult perdere Jupiter dementat, disaient les Romains. Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre. Tant que ses diverses oppositions lui offriront le spectacle qu’elles donnent, Jupiter peut dormir sur ses deux oreilles.



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