UNITE NATIONALE CITOYENNE
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UNITE NATIONALE, MAINTENANT ET …APRES !


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Dans une situation grave, inédite et évolutive, il y a les prophètes a posteriori, ceux qui savent mieux que tout le monde mais qui, en pratique, ne nous disent pas ce qu’il faut faire ici et maintenant.

A la tête du pays, il y a un Président et un gouvernement dont nous n’avons pas l’habitude de chanter les louanges, mais dont il est raisonnable de dire qu’ils font ce qu’ils peuvent. Les louvoiements, les messages contradictoires, les mesures évolutives sont le propre d’une situation de crise. En pratique, nous devons rester unis, suivre les consignes, ne pas attiser la panique, être à notre poste.

Le vrai problème, c’est que les à-peu-près gouvernementaux, les demi-mesures n’ont pas pour seule origine la complexité de la situation. A la racine, il y a deux faits essentiels qui démontrent que notre pays suit un cap néfaste depuis longtemps.

Faut-il des masques pour tout le monde ? Seulement pour les soignants ? Faut-il un test de masse ou plus limité ? On peut en discuter à l’infini, chaque mesure a son pour et son contre, la politique étant toujours une question de choix et de curseur. Mais une chose est claire : le gouvernement n’a en réalité pas eu le choix de sa politique.

Des masques, il n’y en a plus depuis que des gouvernements précédents ont décrété qu’une réserve stratégique d’Etat n’était plus nécessaire. Des tests non plus, puisque les capacités de production, de savoir-faire industriel ont été lessivées au profit d’une production à bas coût à l’autre bout de la planète. Ni de la chloroquine si elle s’avérait utile, ni de l’oxygène liquide, produites par des usines survivantes de la concurrence sans régulation et qui disparaissent en liquidation judiciaire. La France et son état n’ont plus de réserve stratégique, donc plus de marge de manœuvre ni en ressources, ni en capacité sanitaires, ni en armée, ni en police, ni en gendarmerie. La puissance publique, mise en flux tendu au nom des économies budgétaires comme seul horizon stratégique, n’a plus de capacités réactives en cas de tempête imprévue, dans un monde ou la réalité vient brutalement rappeler que ni l’Union Européenne ni les principes d’un libre-échange débridé ne viendront au secours des plus faibles.

La deuxième racine des hésitations gouvernementales qui auraient dû être évitables, c’est la perte massive de confiance envers tout ce qui est puissance publique, autorité constituée, discours médiatique. La Raoult mania qui s’est emparée des réseaux sociaux, au mépris de toute logique, n’est pas le fruit des seul « complotistes » mais d’une large frange de citoyens qui ne croient plus en rien et sont prêts en conséquence à croire en n’importe quoi. Et derrière ce désenchantement de masse, gros de tous les dangers, il y a des décennies de politique à sens unique, à pensée unique, qui consiste à croire que si en haut, chez les premiers de cordée, ça va, ça ira bien pour les autres. Mais la réalité vécue par 70% de la population des pays développés, c’est que pendant que 1% caracolent et 30% se portent bien, les autres se maintiennent péniblement hors de l’eau quand ils ne sombrent pas. Le marché, tout le marché, rien que le marché, a creusé en trente ans une inégalité de masse que les gouvernements et les grands médias ont nié avec constance. Le décalage entre le discours officiel des sommets et la réalité vécue par le plus grand nombre est tel qu’il généré une défiance structurelle, dans un moment de crise majeure où la confiance est indispensable. Pris entre son obligation de gérer au mieux la crise sanitaire et humaine d’un côté, et de celle de ne pas se mettre davantage à dos une opinion qui doute de tout et adhère à n’importe quoi, il a ainsi envoyé sur le sujet de la chloroquine des messages fluctuants immédiatement perçus comme contradictoires, sans parler de l’affichage du président avec un masque dont personne ne dispose en quantité suffisante et dont il a pourtant affirmé, non sans raison, l’inutilité dans la vie quotidienne.

Voilà pourquoi rien ne sera, rien ne devra plus, être comme avant. La Nation française doit aujourd’hui être unie. Mais cette unité doit s’inscrire dans la durée. Le discours politique du Président, dont on nous dit qu’il prépare activement « l’après », ne semble pas indiquer qu’il l’a réellement compris.

François Morvan


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