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Ne nous trompons pas de combat !


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Le meurtre de George Floyd et les émotions populaires qui ont suivi ne doivent pas nous détourner du combat qu’il faut mener. Depuis cinquante ans, les élites méritocratiques ont fait sécession avec leur nation et ses habitants. Elles ont cessé de se penser comme élites responsables du destin de la population de leur pays. Armées du pouvoir toujours plus grand de décision, elles ont travaillé à leurs propres intérêts au détriment du peuple dans sa grande diversité.

En France, les dérives de l’élite méritocratique européanisée et mondialisée ont conduit au chômage de masse, à l’appauvrissement des classes populaires puis des classes moyennes dans le cadre d’une Union Européenne et d’une monnaie unique en grande partie construite selon leurs seuls intérêts. Ne nous trompons pas de combat, la plainte raciale et coloniale est un leurre qui masque les véritables responsables de la situation dans les quartiers et la ruralité. Notre combat est aujourd’hui d’exiger aux nouvelles classes dirigeantes de défendre les intérêts de tout le peuple français, des classes populaires et moyennes en particulier.

Les manifestations de soutien à la famille Traoré, faisant suite au meurtre de Georges Floyd, se sont déployées dans un moment paroxysmique de la société française. À peine sortie du confinement, une partie de la classe populaire et moyenne issue de l’immigration est descendue dans la rue pour s’inscrire dans le sillage de la révolte noire américaine. Dans le même temps, le monde policier a exprimé son dégoût devant l’abandon de l’État, dégoût tout aussi fort revendiqué par le monde soignant. La France est en lutte. Elle l’est depuis bien longtemps, silencieusement. Avec la révolte des banlieues en 2005 et le mouvement des Gilets Jaunes, les invisibles sont devenus visibles. Le peuple français dans sa grande diversité exprime en réalité une détresse commune : l’appauvrissement et la difficulté toujours plus grande de « faire sa vie ». Nous devons reconnaître que, dans ce contexte, l’installation dans la société française d’une population issue de l’immigration devenait un défi.

La France propose, depuis le grand élan de la Révolution française, un modèle assimilationniste qui demande aux populations venues d’ailleurs d’adopter pleinement son mode de vie et de se fondre rapidement dans l’espace de la citoyenneté. C’est une proposition anthropologique foncièrement différente des trois autres grands pays d’immigration, les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Au sein de ces trois pays, l’adoption pleine du mode de vie local n’est pas une condition à l’intégration, la communauté peut pallier la difficulté de l’installation. La face cachée de cette vision de l’accueil est la dérive possible d’une ségrégation en vertu du respect des communautés. En France, il n’existe a priori qu’une seule communauté, celle des citoyens. Les mots de Malika Sorel-Sutter sonnent juste : « l’assimilation à la française peut être douloureuse ». Dans un contexte d’appauvrissement et de chômage de masse chroniques que n’ont pas connu aussi longtemps les autres pays d’accueil, l’assimilation de populations lointaines et nombreuses devient de plus en plus douloureuse.

C’est un fait, la France n’y arrive plus, la dissolution des identités est réelle et nos élites méritocratiques ont une responsabilité immense. Le politologue Guillaume Bigot adopte un franc parler pour décrire la situation, mais il n’oublie pas de cibler les véritables responsables, ceux d’en haut, hors-sol, satellisés par l’Union Européenne et la mondialisation.

Il est devenu urgent de reprendre notre destin en main pour que tous les français puissent s’offrir une vie honorable. Ne nous trompons pas de combat, la France doit retrouver ses leviers économiques et sociaux, en un mot, sa souveraineté et ses frontières. Demandons des comptes à la classe dirigeante qui s’est succédé depuis cinquante ans et retrouvons-nous pour redessiner un projet commun.

Ne nous trompons pas de combat : l’affirmation de la souveraineté du peuple français et de sa prospérité est de nouveau, un rendez-vous de notre histoire.

Pascal TRIPIER-CONSTANTIN


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