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Chronique de Dominique JAMET...

3952 - trois mille neuf cent cinquante-deux – tel est le nombre, à l’unité près, des points de vente au détail de substances interdites, de « stupéfiants », comme on disait autrefois, au premier rang desquels le cannabis sous ses diverses formes, identifiés par le ministère de l’Intérieur sur le territoire de la France métropolitaine et de l’outre-mer. On admirera la précision de l’annonce faite par M. Darmanin qui a de surcroit demandé aux simples particuliers de signaler à ses services les localisations qui auraient pu leur échapper, peu nombreuses selon toute vraisemblance, tant le trafic de drogue s’exerce désormais à ciel ouvert, au vu des passants, au su des médias et à la connaissance de la police.

Un naïf pourrait s’étonner qu’il ne soit pas mis fin à une activité illicite dont les acteurs et les repaires sont également repérés. Mais n’en est-il pas de même de ces insaisissables black blocs dont il paraît que les forces de l’ordre possèdent la liste complète sans en tirer les conséquences que l’on pourrait en attendre ? Ce n’est pas d’aujourd’hui que la police, en France, a ses mystères. Pour avoir observé il y a quelques semaines, lors d’un contrôle des autorisations de sortie dérogatoires, que les petits trafiquants qu’il avait croisés à cette occasion, en étaient généralement dépourvus, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, inconscient ou pince-sans-rire, y a perdu son poste. Les jeunes et sympathiques dealers de Marseille sont restés en place sous le soleil phocéen exactement.

Les choses auraient-elles changé ou vont-elles changer ? Gérald Darmanin à qui nul n’a jamais songé à reprocher de ne pas se mettre en avant, a proclamé haut et fort qu’on allait voir ce qu’on allait voir, qu’il allait démanteler les réseaux de la drogue et qu’il ne laisserait « aucun répit » aux délinquants. Avec quels nouveaux moyens ? Avec quelles nouvelles méthodes ? Avec quelles conséquences ? Avec quel objectif politique et social ? C’est ce que le ministre, sans doute par manque de temps, s’est abstenu de révéler.

La France, il y a plus d’un demi-siècle, face à la montée des vendeurs et des amateurs de paradis artificiels, a fait le choix de la prohibition et, dans la même logique, de la répression. La loi n’interdit pas seulement la production, mais le commerce et la consommation de tous les types de drogues. Cette politique, analogue à celle de la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis dans l’entre-deux-guerres, s’est soldée comme celle-ci par un échec retentissant. Elle a créé de toutes pièces un milieu délinquant puis criminel qui, recrutant massivement, disposant de moyens puissants, et fort des liens qu’il a peu à peu tissés avec le terrorisme islamiste, a transformé les cités en autant de citadelles fortifiées, unies par la peur, la connivence et la corruption. Plus de deux cent mille personnes vivent aujourd’hui directement ou indirectement d’une activité qui défie la loi, monopolise la police, submerge la justice et encombre les prisons. Notre pays est aujourd’hui, proportionnellement à sa population, le premier consommateur de cannabis. Plus de 50% des Français y ont goûté. Quatre millions en sont des usagers occasionnels, près d’un million et demi des adeptes réguliers, des addicts. Le mal a insensiblement pris les dimensions d’une tumeur maligne. Est-elle encore opérable ?

Face à cette situation, trois réponses politiques sont concevables.

On pourrait imaginer, s’il est encore temps, une répression accrue, sans concessions, impitoyable. Les moyens humains et matériels qu’elle exigerait sont sans proportion avec ceux qui sont actuellement mis en œuvre et demanderaient de la part du gouvernement une volonté et de la part de l’opinion une approbation et un soutien qui sont également loin d’être acquis. La chose est toutefois possible, mais sous condition d’un accroissement considérable des effectifs et d’un changement des directives données à la police, à la justice, à l’administration pénitentiaire, voire d’une intervention de l’armée, aussi brève que possible mais aussi ferme que nécessaire.

A l’inverse, la dépénalisation de la consommation et la légalisation de la distribution du cannabis assècheraient le marais où prospèrent trafic et trafiquants, sans augmenter la diffusion d’un produit, plus sûr qu’entre les mains du grand banditisme, et assurément nocif mais pas plus que l’alcool ou le tabac, responsables chaque année de centaines de milliers de morts. Mais ce renversement n’aurait de sens que s’il se traduisait par un effort financier, social et humain, un investissement massif de policiers, d’enseignants, de médecins, d’assistants sociaux, de services publics qui permettraient la reconquête des territoires perdus par la République sur le sol français. Et il n’aurait de chances de réussite que s’il s’accompagnait d’un moratoire de l’immigration qui permettrait à la France de faire ce qu’elle ne fait plus depuis des décennies, à savoir accueillir, absorber, intégrer, assimiler les Français d’origine étrangère qui seraient cordialement invités et fermement incités à considérer notre pays comme leur mère d’adoption et non comme un paillasson sur lequel s’essuyer les pieds.

La troisième option consiste évidemment à continuer sur la lancée actuelle. A rester, dans ce domaine comme dans tant d’autres, ce pays ridicule et décadent qui cumule les interdictions de droit et les capitulations de fait. Ce pays dont les dirigeants publient des chiffre, prononcent des mots enchaînent les rodomontades, et regardent grossir les cancers sociaux qu’ils ont renoncé à guérir. Entre ces trois voies, laquelle pensez-vous que suivront M. Darmanin, ses supérieurs et ses successeurs, place Beauvau, rue de Varenne, rue du faubourg Saint-Honoré ?


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