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L’urgence climatique est-elle un leurre ?


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Durant ce mois de février, j’écoutais des informations convergentes : une température très clémente poussait une partie de nos concitoyens sur les plages, et l’absence de vent amenait la mairie de Paris à interdire la circulation des anciens véhicules à motorisation diesel dans la capitale, mais aussi une autre information, rapidement « oubliée » par les commentateurs : par manque de vent justement, les responsables de la distribution d’électricité d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne ont fait appel à E.D.F. pour leur vendre du courant ! Donc, les centrales nucléaires Françaises ont évité à nos voisins, pourtant très à la pointe des énergies alternatives, de s’éclairer à la chandelle ! Ces faits me faisaient penser à la colère des gilets jaunes, notamment contre la fiscalité dite verte, colère qui est aussi la mienne, même si je suis très réservé sur la tournure prise par les évènements qu’elle a déclenchés !

C’est alors qu’une couverture dans la vitrine de mon libraire attira mon attention ; « L’urgence climatique est un leurre », de François GERVAIS !

François GERVAIS est un scientifique, physicien, professeur émérite à l’Université de Tours, ancien directeur d’un laboratoire au C.N.R.S., qui a développé des recherches axées sur la spectrométrie infrarouge et les matériaux pour l’efficacité énergétique , « expert reviewer » du rapport AR5 du GIEC, et auteur de plusieurs ouvrages, dont l’un, « l’innocence du carbone », a déjà défrayé la chronique !

Son nouvel ouvrage s’appuie sur plusieurs axes :
Non, le carbone n’est pas un polluant. Au contraire, il est indispensable à la vie sur terre ! Le CO2 est un fertilisant gratuit et le plancton prolifère grâce à lui. Le CO2 est un bienfaiteur de l’humanité ! Si l’air contient des polluants contre lesquels il faut lutter, il ne faut pas les confondre avec les molécules bienfaisantes qui composent l’air : azote, oxygène, vapeur d’eau, CO2, qui n’en contient que 0,04% ! L’atmosphère terrestre a connu des périodes avec des taux de CO2 dans l’air beaucoup plus importants qu’aujourd’hui, périodes au cours desquelles la flore s’est considérablement développée et a favorisé la vie sur terre.

Dans la biomasse, c’est la végétation qui contient, et de loin, la plus grande partie du CO2 : 450 Gigatonnes, 82% du total, avec des écarts selon les saisons, et la part de l’homme ne peut être que marginale.

Les conclusions du G.I.E.C. comportent une énorme incertitude, de par la fourchette de hausse de température estimée d’ici la fin du siècle : de 1 à 2,5°c… ce n’est pas la même chose !

Le climat sur terre dépend depuis des millions d’années de nombreux facteurs complexes comme l’activité solaire : on a pu constater des différences de température selon l’activité éruptive du soleil ou la présence ou non de taches à sa surface, comme les conséquences des légères modifications des trajectoires de la terre et des autres planètes du système solaire autour de l’astre, comme sur notre planète, l’activité des volcans, des nuages, donc de la vapeur d’eau, premier responsable de l’effet de serre.

Il observe que le climat connaît des cycles de 60 ans qui font que, par exemple, entre 1915 et 1975, il y a eu d’abord une augmentation de la température de 0,6°c, puis baisse de 1945 à 1975 … alors que l’activité humaine était en pleine reprise économique d’après guerre, les « trente glorieuses ».

Pour être intellectuellement honnête, mes compétences scientifiques étant plus que limitées, j’ai aussi pris connaissance de commentaires divergents concernant ce livre et ses affirmations. Qui croire ?

Pourtant, si ce problème est suffisamment important et complexe pour qu’on l’aborde avec humilité, ce livre expose un certain nombre de faits qui peuvent nous amener à des questions … que je me suis déjà posées :
Le problème a été pris à bras le corps par les politiques, et je ne me permettrai pas de paraphraser Clémenceau : « la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires ». C’’est là pourtant que le bât blesse.

Il est curieux d’entendre tous ces dirigeants nous faire la leçon sur l’empreinte carbone de notre bonne vieille automobile ou notre chaudière au fuel, et voir 175 chefs d’Etat et de gouvernement, accompagnés de leurs équipes, se retrouver la même année une fois à Paris pour la COP, puis une fois à New-York pour signer les accords au siège de l’ONU, en se déplaçant dans des centaines de jets privés ! Au forum de Davos en 2015, ouvert par Al Gore, on ne décompta pas moins de 1600 vols !

Il est curieux de voir toutes les O.N.G. alter mondialistes s’emparer du dossier pour tenter d’atteindre leur but réel : abattre le capitalisme et préparer un nouvel ordre mondial sans frontières, avec des relents collectivistes qui rappellent des périodes inquiétantes ; de même les défenseurs de la cause animale, les végétariens, végétaliens et autres vegans en profitent pour nous culpabiliser sur notre consommation de viande. On nous a asséné la photo d’un ours blanc famélique errant sur la banquise pour nous convertir à la cause… avant que les médias fassent marche arrière devant cette manipulation, et présentent des excuses !
Si mon honnêteté intellectuelle me fait aborder le sujet avec prudence, je suis en revanche persuadé que nos responsables mènent une politique irresponsable, qui a des conséquences graves sur l’économie de notre pays et la vie de nos concitoyens, sans pour cela amener une amélioration de la situation de la planète.

La France figure parmi les meilleurs élèves en matière d’émission de CO2 par habitant, nettement meilleur que l’Allemagne par exemple, depuis qu’elle a abandonné l’énergie nucléaire. Nous sommes responsables de 1% des émissions mondiales. Alors que les émissions de CO2 baissaient en France de 75 millions de tonnes entre 2000 et 2016, celles de l’Allemagne augmentaient de 100 millions. Ces chiffres sont dérisoires face aux émissions de l’Inde, et encore plus celles de la Chine avec ses 9 milliards de tonnes de CO2 annuellement !

Malgré cela, nos gouvernants augmentent la pression fiscale, dite verte, sur nos concitoyens, notamment les plus pauvres et les plus isolés. Mais faire baisser de 10 ou 20% nos émissions de CO2, au niveau de la planète, c’est comme vouloir vider le lac de Genève à la petite cuillère !

Cette politique nocive est particulièrement significative dans deux domaines, qui gèrent la vie quotidienne des Françaises et des Français : les transports et l’énergie !
Dans le domaine des transports, nous nous souvenons tous du « dieselgate », après qu’un grand constructeur Allemand ait été pris en flagrant délit de triche sur les normes anti-pollution. Une des conséquences a été le renforcement des normes par l’Union Européenne, auxquelles l’ensemble des constructeurs s’est soumis, abaissant encore la consommation de carburant, le seuil d’émission de CO2 et le captage des particules fines par les dernières versions de pots catalytiques, dont d’ailleurs le leader mondial est une entreprise française, FAURECIA. Il est à noter qu’il a fallu que le seuil de déclenchement du malus soit abaissé en 2019 pour que la plupart des véhicules diesel, qui en étaient exemptés soient « rattrapés » par le malus minimum de 50 à 60 € ! Les moteurs à essence ont fait des progrès, avec notamment des 3 cylindres turbo performants, mais il n’empêche que, notamment en termes de consommation, il ne faut surtout pas rouler trop chargé, ou sur des routes escarpés, pour que la différence avec un diesel se creuse irrémédiablement !

Or c’est à ce moment où les moteurs diesel atteignaient un nouveau seuil d’efficacité que le gouvernement, relayé par les médias, a choisi pour crier haro sur le baudet et mettre dans l’esprit des citoyens que c’était un moteur à proscrire ! Le résultat ne s’est pas fait attendre : les ventes de véhicules diesel se sont effondrés, à tel point que le groupe PEUGEOT a été obligé d’importer massivement de Chine des moteurs essence, en attendant de réorganiser sa production (creusant pas là même le déficit de la balance commerciale de la France !) et que, mardi 11 mars, une réunion d’urgence a été organisée au ministère de l’industrie, avec les représentants des syndicats ouvriers et patronaux, et ceux de la branche. La fonderie du Poitou est en faillite et l’usine BOSH de Rodez est en difficultés ! 15000 emplois de la filière sont en jeu !! Il est bien temps d’y réfléchir !!

En face de cela, les véhicules électriques sont chers, et pas encore suffisamment performants hors des agglomérations. L’autonomie a certes augmenté, mais il ne faut pas rouler de nuit avec du chauffage, parce que la sanction arrive vite ! Et puis le temps de recharge d’une batterie n’a rien à voir avec les quelques minutes nécessaire à « faire le plein » de carburant.

Mais au-delà de cela, il faut comparer l’efficacité de ce choix : nos gouvernants auraient pu au moins préparer la transition, sur le plan technique, mais aussi industriel : la quasi-totalité des batteries sont achetées à la Chine. La fabrication de ces batteries exige l’utilisation de terres dites « rares », qui sont exploitées souvent dans des conditions inhumaines, La pollution liée à l’extraction des matériaux entrant dans la fabrication et la maintenance d’une batterie, l’électricité qui sera nécessaire à recharger des millions de véhicules, étant donné la prépondérance des centrales thermiques, notamment au charbon et lignite, rendent au final ce type de véhicule aussi polluant, si ce n’est plus, qu’un véhicule classique essence ou diesel !
Quant au transport de marchandises, il y a longtemps que les chefs d’entreprises ou les salariés des services logistiques ont compris que le fret ferroviaire est totalement inadapté à leurs besoins et aux attentes des consommateurs !

Alors que faire ? « Que proposez-vous ? », nous sera-t-il objecté.

Les calculs les plus sérieux semblent nous donner, selon les connaissances actuelles des réserves mondiales, et au rythme probable de consommation, environ 50 années de pétrole, 100 ans de gaz et 150 ans de charbon et lignite. Nous devons agir, mais sans précipitation brouillonne. Cela nous donne encore du temps pour la recherche, et nous incite notamment à favoriser les projets communs au niveau des Etats nation d’Europe.

La réponse se trouve peut-être en France où, le même jour que la réunion d’urgence citée ci-avant, une très importante annonce d’avenir a été faite, en présence de la Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, Agnès PANNIER-RUNACHER.

La société SYMBIO F CELL a été créée en 2010 pour l’étude et la production de système de piles à combustible adaptables sur des véhicules électriques, et complémentaires des batteries, pour tripler leur autonomie, avec un temps de recharge de 15 à 30 minutes. Des essais ont même été faits sur des poids lourds de 500 CV de puissance ! Cette société a été remarquée par MICHELIN, qui est entré en son capital avant de la filialiser de manière amicale.

MICHELIN vient de signer un protocole d’accord avec un autre leader mondial dans la filière automobile, lui-même filiale de PEUGEOT S.A., la société FAURECIA, visant à créer une co-entreprise regroupant l’ensemble des activités dédiées à la pile à hydrogène pour les véhicules légers, utilitaires et les poids lourds. FAURECIA poursuivra en parallèle et en partenariat avec STELLA AEROSPACE COMPOSIT, le développement de réservoir d’hydrogène à haute pression. Ces travaux bénéficieront également à la co-entreprise.

L’AIR LIQUIDE a annoncé la construction au Canada du plus grand électrolyseur au monde, d’une capacité de 20 mégawatts pour la production d’hydrogène décarboné. Cette unité réduira la production de 27000 tonnes de CO2 par an, par rapport au précédent processus de fabrication.

Il est rassurant de constater que la France recèle encore des leaders mondiaux à la pointe de la recherche, au moment où de nombreuses voix nous expliquent que nos « petits » pays ne seront pas en mesure de résister au rouleau compresseur des grands Etats comme la Chine aujourd’hui, l’Inde ou le Brésil demain !
Voilà pour nous la voie de l’avenir, et il est heureux que nos entreprises innovent au premier rang !

Dans le domaine de l’énergie, nous assistons là encore à une politique de gribouille que nous payons au prix fort !

Avant toute chose, il faut bien se mettre en tête que l’on ne sait pas aujourd’hui stocker l’électricité, sauf le courant continu dans des batteries extrêmement coûteuses et pas vraiment écologiques. C’est le courant alternatif qui seul peut être transporté facilement. Sa production doit donc répondre exactement à la demande.
Le cas des éoliennes est symptomatique. Comme indiqué au début de cette étude, E.D.F. a vendu de l’électricité nucléaire à l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie par manque de vent durant le mois de février. La courbe de corrélation du prix de l’électricité et de la capacité en énergie intermittente est claire : les pays qui ont massivement investi dans les éoliennes comme l’Allemagne et le Danemark facturent l’électricité le double du prix Français. Lorsque les éoliennes ne fonctionnent pas par manque de vent … ou par trop de vent, ils font appel à des turbines à gaz dont la rentabilité n’est pas assurée, car elles-mêmes fonctionnent par intermittence !
Ces engins demandent, pour les installer, pas moins de 1500 tonnes de béton pour implanter un mat en acier de 80 à 110 mètres de haut, et un aérogénérateur rempli d’électronique et entre autres de terres rares ... Autre inconvénient, il faut doubler le réseau électrique s’ajoutant au réseau de distribution classique pour acheminer le courant ainsi produit !

Quel bilan carbone ? Ou est l’écologie dans tout cela ?

Les éoliennes sont fabriquées en Allemagne ou au Danemark, parfois en Espagne, maintenant chez les inévitables Chinois ! Chaque importation plombe la balance commerciale française de plusieurs millions d’€ ! On estime à 2,7 millions l’implantation d’un aérogénérateur de 2 MW ... dont le rendement est probablement de 24% ... Par contre, le coût du démantèlement d’une éolienne (au bout de 20 ans) est soigneusement caché. L’Etat oblige d’une part EDF à acheter le KW/H 0,82€ (soit 4 fois le prix qui nous est facturé !), et d’autre part l’Europe l’oblige à en refacturer jusqu’à 25% de sa production à ses concurrents au prix de ... 0.42€ ! Quant au consommateur (moi, vous !) la petite ligne “contribution au service public de l’électricité” au bas de votre facture sert à “équilibrer les comptes” ; mais attention, les tarifs réglementés, garantis étant contraires aux règles juridiques de la concurrence, il est à craindre que ce système touche à sa fin.
Quant au photovoltaïque, sous nos latitudes, ses performances, dans l’état actuel de la technique et des problèmes de stockage d’électricité, sont carrément énergivores compte tenu des traitements haute température que les panneaux doivent subir. Là encore, la Chine a envahi ce marché à coup de subventions, d’ailleurs dénoncées par la Commission Européenne, détruisant au passage les entreprises et les emplois en Europe, et chaque m2 importé pèse encore sur le déficit commercial de nos pays.
Ce qui est désolant, c’est de voir l’Etat, avec notre argent, subventionner des solutions techniques au mieux discutables, au profit non pas de la majorité de la population, ce qui devrait être son rôle, mais au profit d’une minorité de firmes financières qui ont flairé la bonne affaire !

Alors quelle solution ? Quitte à faire hurler la doxa écologique, la filière nucléaire me semble la seule voie capable d’assurer une production d’énergie apte à maintenir notre niveau de vie, d’éducation, de santé, d’accès à la culture. Supprimer la filière nucléaire pour basculer sur les énergies intermittentes ou renouvelables entraînerait obligatoirement une importante décroissance économique qui deviendra vite insoutenable pour la population, à commencer là encore par les plus fragiles et les plus pauvres.

Là encore, l’alternative est dans la recherche pour, dans un premier temps, promouvoir la fusion thermonucléaire contrôlée, qui devrait minimiser considérablement le problème des déchets radioactifs. Le nucléaire fissible de 4ème génération reste un projet répondant à cet objectif, et il faut souhaiter la réussite de la construction des centrales EPR en Finlande, en France et bientôt en Grande Bretagne, malgré les nombreux et coûteux retards qui ont émaillé la construction des deux premiers ! La centrale Chinoise de Shidao Bay, construite sur ce principe, est désormais opérationnelle.

Deux pistes seront à considérer : tout d’abord, l’utilisation de la filière thorium, qui ne présente pas la dangerosité du plutonium, et les dernières déclarations de Gérard MOUROU, prix Nobel de physique 2018 grâce à ses travaux sur les rayons laser, qui a déclaré pouvoir, avec les rayons ultra puissants, réduire la durée de radiation d’un déchet nucléaire d’un million d’années à 30 minutes, et ce d’ici 10 à 15 ans !
Ceci en attendant l’avancement des travaux de recherche ITER, dont les locaux sont en voie de construction dans les Bouches du Rhône, résultat d’un programme de coopération internationale. ITER marque la transition entre les dispositifs de fusion expérimentaux actuels et les démonstrateurs industriels du futur. Les objectifs sont impressionnants, car il s’agit de réaliser des fusions d‘atomes dans une chambre à vide à des températures inimaginables pour un profane !

Il y a pourtant bien d’autres pistes pour économiser l’énergie et limiter les émissions de CO2 et de particules fines, tout en créant de l’activité et de l’emploi en France : une politique active d’aide au remplacement des vieilles chaudières au fioul par des chaudières modernes au gaz, et l’isolation des logements : il y a des fabricants Français de chaudières et le bâtiment est rapidement créateur d’emplois, tout en favorisant l’écologie !

Notre personnel politique est décourageant ! Emmanuel MACRON s’est fait élire sur une promesse de faire de la politique autrement, de gérer les dossiers « en même temps » ! Malheureusement, les choses n’ont pas beaucoup changé, le Président de la République a continué la politique de son prédécesseur, et le bon sens ne semble pas l’avoir emporté. Son adhésion à la doxa du réchauffement climatique lui a fait prendre des décisions sans aucun effet réel sur le climat de la planète … mais a fait descendre des dizaines de milliers de Français dans la rue, excédés par les taxations supplémentaires sans retenue du gouvernement, et a mis en difficultés toute un pan de notre industrie !


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