UNITE NATIONALE CITOYENNE
Vous êtes ici : Accueil » Jamet le dimanche ! » EDOUARD PHILIPPE, LE DAUPHIN LIBERE

EDOUARD PHILIPPE, LE DAUPHIN LIBERE


agrandir

Chronique de Dominique JAMET...

Souvent nos rois ont regardé leur fils aîné avec crainte et suspicion. De fait, il est arrivé plus d’une fois qu’un dauphin, sans aller jusqu’à attenter à la vie de son géniteur (l’histoire de France n’a pas été écrite par Shakespeare), estimant néanmoins que le règne et les jours paternels se prolongeaient un peu trop à son goût, tramât, complotât et même se révoltât contre son souverain.

Son itinéraire, ses fonctions et surtout son incompréhensible popularité ont fait d’Edouard Philippe le numéro deux du quinquennat en cours, par là même l’héritier putatif, le successeur éventuel et donc le rival désigné du président bientôt sortant. Position flatteuse mais inconfortable, qui mettait l’ancien transfuge des Républicains en porte-à-faux aussi bien vis-à-vis de l’homme qu’il avait rejoint que du camp qu’il avait quitté.

Sommé par les uns et les autres de clarifier sa position à l’approche de l’élection présidentielle, l’ancien Premier ministre a rompu le silence auquel il s’astreignait depuis son départ de Matignon. Pour autant, ayant appris à l’école du pouvoir, autrement dit dès l’E.N.A., qu’on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment, l’actuel maire du Havre est apparu à l’orée du bois sans quitter franchement l’abri du couvert.

Dans l’immédiat, pas d’équivoque. Édouard Philippe, fidèle à la logique de son parcours qui se trouve aller dans le même sens que son intérêt personnel, fera tout ce qui est en son pouvoir pour permettre la reconduction d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Il n’y a aucune raison de douter de la sincérité et du sérieux de cet engagement.

Cependant, cet engagement n’est pas celui d’un homme-lige, pas davantage celui d’un second rôle. Le contrat que propose Édouard Philippe à la Macronie est à durée limitée – celle de la campagne présidentielle – et surtout il est assorti de conditions que l’inconnu qu’il était en 2017 n’était pas en situation de poser.

C’est en homme libre que se présente désormais Édouard Philippe. Loyal, mais libéré, mais libre. Libre par exemple de fonder un parti qui voit bien plus loin que l’horizon de 2022. Un parti avec lequel il faudra compter aux législatives qui suivront le scrutin du 24 avril et dans la suite d’un possible deuxième quinquennat. Un parti qui à peine né, peut déjà mettre en avant les maires d’Angers de Reims, et de bien d’autres villes, pendant de la défection des maires de Nice et de Toulon en faveur de Macron, écho du ralliement, il y aura bientôt cinq ans, de Bruno Le Maire et de Gérald Darmanin au jeune prodige de Bercy. Un parti qui sera la énième réincarnation de feu le gaullisme, après le RPR, l’UMP et les Républicains. Un parti qui assèchera le marais et achèvera de siphonner la vase communicante qu’est devenu le mouvement immobile que préside le brave Christian Jacob. Un parti qui musclera la jambe droite d’une prochaine majorité présidentielle dont la jambe gauche est déjà singulièrement atrophiée. Déjà se pressent en foule aux portes du nouveau parti ceux qui, sentant se dérober sous eux le sol « Républicains », prennent une option sur 2027. Les Philippins.

Hier serviteur dévoué, aujourd’hui partenaire de poids, demain allié indispensable, incontournable, incontrôlable…et insupportable ? Édouard Philippe s’est modestement tenu, lors de la réunion de famille qu’il tenait samedi dernier dans son fief normand, à revendiquer sa place, toute sa place dans l’édifice macronien. Celle d’un pilier de soutènement, ou d’une poutre maîtresse. Une poutre qui, comme il aime à dire, n’a pas fini de jouer.

« Mon Dieu », soupirait Voltaire, reprenant, à en croire Wikipedia, une boutade prêtée à Antigonos, roi de Macédoine au IIIe siècle avant Jésus-Christ, « mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Pour mes ennemis, je m’en charge. »


Facebook Twitter Google Plus Linkedin email


"La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave"
Général de Gaulle

"A force de vouloir se passer des Nations, on finira par se passer des peuples"
Philippe de Villiers

"Dire qu'il faut transmettre les valeurs de la République, c'est trop faible : il faut transmettre l'amour de la France."
Jean-Pierre Chevènement

"On commence à parler de populisme lorsque les peuples votent autrement que le souhaiteraient les élites."
Hubert Védrine



Autres citations...



Rejoignez-nous ! Vos adhésions, dons ou actions sont vitales





Contactez-nous



Recevez nos infolettres




Nos partenaires



Découvrez-nous !
"Notre engagement politique plonge ses racines dans notre amour de la France..."




Dernière vidéo sur notre chaîne Youtube


Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux
twitter facebook youtube



Votre contact local


Planning de l'UNC

Rechercher